La marche comme remède - Kevin Sikes

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La marche comme remède

La marche comme remède - Kevin Sikes

Pour cette fin d’année, je n’avais pas encore établi mes projets. Je devais passer le temps des fêtes avec ma famille, mais j’avais encore une semaine de vacances, où je ne savais pas ce que je ferais. Louer un chalet était compliqué, puisque je prévoyais un peu tard cette option. Passer voir des amis me plaisait, mais je ne voulais pas m’imposer, alors que beaucoup de mes relations recevaient des membres de leur famille. J’ai donc pris un guide de la ville, et j’ai fait une liste de tous les lieux touristiques que je n’avais jamais visités. Alors que j’habite dans un endroit chargé d’histoire et de recoins insolites, je n’avais jamais vu ce que tous les touristes, toutes les personnes de passage ont contemplé. Ces promenades étaient presque des randonnées que j’ai préparées minutieusement. J’ai même pensé à des arrêts dans des cafés, ou des restaurants. Je voulais tout découvrir.

Après avoir passé Noël et le jour de l’An avec ma famille, je me suis laissé une journée de repos complet, avant d’entamer mon programme. J’ai profité de ces instants de tranquillité pour envoyer les éléments requis à la personne qui se charge de ma planification financiere personnelle St-Lambert. J’ai aussi commandé des chaussures adaptées et confortables, pour être plus à mon aise pendant mes longues marches, et je les ai reçues dans la journée. Lors de mon réveil, le lendemain matin, j’ai tout de suite senti que je n’étais pas dans un état normal. Ma tête semblait vouloir exploser, et ma gorge était très irritée. De plus, lorsque j’ai voulu avaler un liquide chaud, j’ai senti que je souffrais lors de la déglutition. Incapable de sortir, je devais remettre au lendemain mes occupations. J’ai donc passé tout mon temps dans mon divan. J’étais si mal en point, que je n’ai pas vu la journée passer.

J’attendais avec impatience le lendemain. Sortir et entamer mon programme de découverte, était très important pour moi. J’avais décidé que j’agirais, même si j’étais encore dans cet état. Heureusement, mes maux étaient passés. J’ai mis un chandail chaud et une veste, mes chaussures, une écharpe et une tuque. La température de l’air avait baissé, mais elle ne m’empêchait pas de me promener. Dans les rues, les piétons se pressaient pour rejoindre au plus vite la chaleur réconfortante de leurs habitations. Malgré le froid, j’ai marché pour aller à chaque étape que j’avais programmée. Ce soir-là, j’étais épuisé, et je me suis endormi plus rapidement que je ne l’avais jamais fait.