La ménagerie - Kevin Sikes

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La ménagerie

C’étaient les plus beaux jours de l’année et je n’avais rien prévu pour la soirée, puisque j’avais discuté avec le directeur de l’entreprise qui avait fait une soumission toiture Mont-Tremblant, à mon chalet. L’invitation de Denis et Isabelle m’a beaucoup touchée. Ils venaient de rentrer d’un voyage en Asie, et ils voulaient m’offrir un cadeau, puisque je m’étais occupée de leur jardin et de leurs animaux pendant leur absence d’un mois. Ils ont trois chats, dix poissons d’eau salée, deux lévriers et un hamster. C’est une vraie ménagerie, et ils ont été heureux que je leur propose mon aide. J’adore les animaux, mais je n’en ai pas. J’habite dans un petit condo, pourvu de deux chambres seulement. Avoir un chat me plairait, mais je sais qu’il ne s’adapterait pas vraiment à cet environnement trop petit. Mes amis m’ont laissé leur maison et leurs animaux. Être à demeure était plus simple pour les nourrir et m’en occuper. 

Pendant que j’étais chez eux, j’ai remarqué que Minnie, le hamster, avait grossi. Avec l’accord de ses propriétaires, j’ai amoindri sa dose de nourriture. Ils furent surpris de voir comme elle était bien portante. Maline, la chatte, était jeune, et elle avait été très attachée à moi, pendant tout mon séjour. Elle me manquerait encore plus que les autres, je commençais à m’habituer à sa présence. Câline et coquine, elle avait la fâcheuse habitude de se mettre sur mes pieds, et de ronronner en me regardant d’un air béat d’affection. Obligatoirement, dès qu’elle me donnait toutes ces démonstrations d’amour, je la prenais dans mes bras et je la cajolais. Elle reste, encore maintenant, ma préférée.

Moriarty, un des lévriers, avait décidé de faire un trou sous le grillage de la propriété. J’ai dû le reboucher. L’animal a creusé de nouveau sous la clôture. J’ai compris qu’il voulait passer chez le voisin, car il appréciait la compagnie d’un autre chien. En accord avec le maître de cet animal, nous les avons laissés s’amuser ensemble plusieurs fois par jour. J’ai même fabriqué un portillon entre les deux propriétés, après avoir demandé l’accord de Denis et Isabelle. Pour les poissons, j’ai dû m’adapter à leurs exigences. Ils ne sont pas nourris n’importe quand, ni n’importe comment. C’est tout un art. J’ai donc résumé toutes les situations qui s’étaient présentées à moi pendant l’absence de mes amis. Pour me remercier de cette prise en charge efficace de leur ménagerie, comme ils l’ont exprimé, j’ai eu de magnifiques foulards en cachemire, brodés, et des tuniques en soie.