La veille du Jour de l’An - Kevin Sikes

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La veille du Jour de l’An

La veille du Jour de l’An - Kevin Sikes

C’est le 31 décembre aujourd’hui. Comme d’habitude, et comme bien des gens, nous allons défoncer le nouvel an avec de la famille et des amis. Il y a tellement de gens ici, c’est incroyable ! Je n’ai jamais vu l’appartement aussi rempli de personnes. Nous sommes encore jeunes, Claudine et moi, mais nous avons réussi à faire venir des amis des États-Unis pour notre super party du premier janvier. Nos trois chats, excités de voir autant de monde, courent d’un bout de l’appartement à l’autre. D’accord, il y avait des gens qui oubliaient nos animaux de compagnie et qui laissaient la porte arrière du balcon ouverte, mais nous savions que nos chats reviendraient, même s’ils passaient un quart d’heure dehors.

Malgré la distance parcourue par certains de nos invités, le repas et les collations pot-lock fût un succès fulgurant. Nous n’avions plus d’espace du tout pour tout étaler la nourriture qui a été apportée. Il y avait de tout, de la salade, des chips, des desserts, de la trempette, des crudités, des sandwiches, des pâtes, des bouchées chinoises, des mini-quiches, toutes sortes de breuvages avec et sans alcool, et j’en passe. Moi, vu que j’ai travaillé très fort pour décorer l’appartement, faire le ménage et décorer les chats (ils avaient tous une grande boucle de couleur différente, assortie à leur poil), j’ai trouvé une pizzeria qui offrait la livraison 24h pour amener deux ou trois pizzas ainsi que des frites et des petits pains au fromage ou à la cannelle. Pas besoin de dire que tout le monde s’est régalé.

À un moment, il a commencé à faire tellement chaud dans le loyer, que nous avions dû ouvrir les fenêtres. Évidemment, à Montréal, en plein hiver et en pleine nuit, il fait froid, mais ce n’était pas suffisant pour apaiser le poids de la chaleur des corps humains entassés dans ma demeure. J’ai décidé de changer mon chandail de laine pour un chandail d’été à manches courtes. Certaines autres personnes m’ont demandé si je pouvais leur prêter quelque chose et j’ai accepté. Je ne voulais voir personne s’évanouir sur mon plancher !

Heureusement, mes voisins d’en bas ne se sont pas plaint du bruit. Peut-être, ils devaient être en train de fêter, eux aussi, et nous n’avons réveillé personne. Tant mieux, si tel est le cas ! On prévoyait s’amuser, mais pas se faire mettre dehors ! Après tout, je prévoyais déménager à Vancouver l’été d’après pour poursuivre mes études dans mon domaine.

En tout, c’était une fête inoubliable.