Le côté artiste de mon cousin - Kevin Sikes

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Le côté artiste de mon cousin

Le côté artiste de mon cousin - Kevin Sikes

C’était par une fin de journée, en octobre, que j’ai eu la surprise de rencontrer André dans une rue, alors que je rentrais chez moi. Il marchait lentement, en regardant tout autour de lui, en semblant chercher une adresse. Je ne passe pas par cette rue, lorsque j’emprunte mon trajet habituel, mais les derniers beaux jours de l’année m’avaient décidé à rentrer chez moi à pieds. Une trentaine de minutes de marche me sépare de mon lieu de travail. La silhouette de mon cousin était reconnaissable. Très grand, mince, il a une démarche lancinante, très calme. Il a toujours été le dernier, lors de nos promenades familiales. Il aime prendre son temps, observer, contempler. Loin d’être distrait, il peut tout autant rester concentré sur une occupation pendant des heures. Le voir, là, dans ce quartier, c’était une surprise à laquelle je ne m’attendais pas.

J’avais eu un message de sa mère, quelques jours avant de le rencontrer. Elle m’avait dit que mon cousin avait changé d’emploi, et qu’il voulait se trouver un autre appartement. Lorsque je l’ai vu, j’ai un peu couru pour le rattraper. Je pensais qu’il avait une visite pour une location. Il fut étonné de me voir, et il m’expliqua qu’il venait chercher un tableau chez un ami, peintre. Cet artiste n’était pas encore connu, comme me le précisa André. Je l’ai aidé à charger la toile dans son automobile, puis il m’invita à venir prendre un apéritif dans son nouveau logement. J’étais stupéfait qu’il ait trouvé une location en si peu de temps. Il me raconta le concours de circonstances qui l’avait amené à rencontrer le peintre. Alors qu’il allait voir un spécialiste de la décontamination moisissures Blainville, un jeudi après-midi, il avait eu un problème avec son auto.

Il l’avait emmené chez un garagiste, qui travaillait avec soin et dextérité, puis il avait appelé un ami, Thierry. Il pensait que le jeune homme serait disponible, et qu’il pouvait le ramener chez lui. Malheureusement, Thierry avait prêté son véhicule à Bruno, dont il donna le numéro de téléphone, non sans avoir précisé qu’il le préviendrait de la demande d’André. Celui-ci parvint à joindre cet inconnu, très serviable, qui dut faire un détour par son atelier où il alla prendre une œuvre, qu’il devait apporter chez un acheteur. Lorsque mon cousin a vu le talent de l’artiste, il a tout de suite acquis une de ses œuvres.