Un frère scientifique - Kevin Sikes

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Un frère scientifique

Un frère scientifique - Kevin Sikes

J’avais un frère qui avait énormément d’aptitude. Particulièrement de créer, et de bidouiller pendant des heures des machines pour les transformer en d’autres machines. Lorsqu’il réussissait ses études, il devenait expert dans le monde du laser. C’était devenu un scientifique reconnu par sa communauté et qui avait choisi depuis peu de se lancer dans le domaine médical pour ce qui était des traitements au laser. C’est comme cela que j’apprenais que parmi plusieurs traitements l’un d’entre eux permettait de traiter les varices laser. On avait eu beau m’expliquer toute la procédure du début à la fin pour ce qui est de soigner les varices, je n’avais rien compris. J’étais encore plus dans le doute alors que je savais que cela était possible pour ce qui était de la façon dont éclataient certains calculs dans le foie ou dans les reins. Ce qu’il y avait de plus surprenant, c’était que des scientifiques savaient que c’était plausible, mais n’avaient tout de même pas la possibilité de se l’expliquer réellement. C’est comme voir un avion voler et rester quand même dans l’incertitude de savoir exactement comment plusieurs tonnes d’acier peuvent prendre les airs et y rester par la simple poussée.

Lorsque je posais des questions à mon frère sur la façon exacte dont le laser était capable de faire fondre un morceau de métal et d’un autre côté traverser le corps d’une personne sans émettre aucune trace pour faire exploser des petits cailloux. Il restait des heures à expliquer cela sans que je puisse non seulement faire la distinction de tout ce qu’il prononçait, mais aussi à embrouiller mes quelques connaissances à jamais. À chaque fois que je lui demandais d’être un peu plus concret dans ses explications, cela devenait encore plus compliqué. Un moment, mon père se mêla de notre discussion en me disant que je ne pourrais jamais comprendre quoi que ce soit à ce que disait mon grand frère étant donné que j’étais comme un enfant à qui il fallait expliquer le théorème de la relativité d’Einstein. Je savais déjà que mon père faisait une nette différence entre nos deux cerveaux, je ne savais pas qu’il avait réduit le mien à celui d’un petit enfant. Lorsque j’écrivais mon troisième poème, je le dédiais entièrement à mon frère. J’avais imaginé l’histoire d’un scientifique qui faisait quelques trouvailles grâce au laser. Lorsque je recevais un prix, mon frère était là. Nous avions chacun de nous deux notre façon d’aller vers le savoir.